Définition de la P2 pour les non-initiés.
 

Alors voilà, ça commence par un beau jour de juillet où on nous dit très gentiment qu'on va pouvoir devenir médecin, ouais, ça y est, et en plus la dame qui nous fait choisir elle est tellement aimable, et la fac tellement belle (genre sous-marin à la retaite), qu'on a pas du tout envie de s'enfuir en courant, d'autant que tout le monde fait plus ou moins la gueule parcequ'il connait pas grand monde ... mais bon, on va devenir médecin, alors on se dit que ça va s'arranger ... et on passe ses vacances peinard sans travailler pour la première fois depuis un an (NDLR: pour beaucoup, deux), c'est chouette.
On a quand même droit à une semaine de stage au SAMU (ça c'est cool quand on sait que dans les autres facs, c'est 4 semaines pendant les grandes vacances) mais quand on s'appelle Hélène, on a trop de chance alors on tombe la même semaine que le petit génie de service qui parle tout le temps, mais bon il fait beau, tous les médecins sont gentils et détendus, on a un premier contact entre P2, et on se fait plein des amis !!
L'événement important suivant dans la vie du petit P2 est le Wedi (Week End d'Intégration). Bo d'accord, il y a la rentrée avant mais c'est surtout le Wedi qui compte : là où on rencontre vraiment ses camarades, où on apprend à reconnaitre les postérieurs de ces messieurs, où il se passe des trucs alimentant les ragots pour l'année, où on découvre les combats à la langue de boeuf et les films pornos ... On se rend compte que les D1 (ex P2) sont de vrais glandus et qu'il faut avoir un foie résistant pour devenir carabin(e) ...
Après les conséquences du Wedi se font sentir immédiatement : les amphis sont deux fois plus vides qu'avant, on va voir plein de films au cinéma, on retourne nostalgique faire un petit coucou à nos amis P1, bref, c'est plus ou moins, et surtout plus que moins la glande organisée.
Il faut avouer que l'on travaille aussi beaucoup lors de la deuxième année du premier cycle d'études Médicales : on apprend des trucs absolument super utiles, genres le nom savant du gros orteil ou que la pancréosymine cholécystoquinine existe (si, si ...), mais ça tout le monde s'en fout.
Enfin,  je vais m'arrêter là en assayant de faire un résumé clair et précis de la situation :
En P2 on est des gens heureux
alors qu'en P1 on était tout vilain !

(Bon si vous voulez plus d'explications, vous avez qu'à vous lancer dans des études de médecine)