La confession du stagiaire P2.

"Seigneur je m'excuse d'avoir fait des prises de sang plus ou moins réussies à des pauvres personnes le plus souvent âgées et toujours malades.
Je demande pardon pour avoir planter une seringue dans le gras du ventre d'un gros monsieur qui a malgré tout senti l'aiguille.
Pardon d'avoir loupé une perfusion et d'avoir fait un gros trou sanguinolant dans le bras d'un jeune homme qui a malgré tout gardé le sourire et me dit bonjour tous les jours.
Je m'excuse encore d'avoir fait une intra-dermo-réactionnelle à mes camarades mais au moins, moi, je les ai réussies (mon bras se souvient encore de la délicatesse de Julie qui a sans doute compris que ce n'était pas une sous-cutanée mais qu'elle devait planter l'aiguille dans une artère).
Pardon de mettre tellement bien expliquée à un patient qu'il a cru qu'il resterait branché à une machine tout son séjour à l'hôpital alors que je lui enlevait les electrodes 2 min après (tu me diras j'ai bien cru qu'il était amputé des 2 jambes alors que ce qu'il entendait par "j'ai plus de jambes" c'est qu'il ne pouvait plus marcher à cause de la douleur...) et je les mettais où, moi, alors les électrodes qui devaient être sur les chevilles si y en a plus ???
Pardon de ne pas avoir précisé à un patient que "ne pas bouger" et "ne pas parler" ne signifiait pas ne plus respirer (il me demande qand même entre rose-rouge et rouge violacé de le prévenir quand est-ce qu'il pourrait respirer car il était en train de mourir...)."
"Seigneur, je tiens à dire pour ma défense j'ai failli m'evanouir 2 fois dans la semaine et que j'ai déjà bien été punie car en me couchant le soir, je me fais régulièrement attaquée par des seringues géantes dès que je ferme les yeux!!!"

OK pour les 3 Je Vous Salue Marie et les 2 Notre Père...

Bonne nuit.

Astrid